25Sep
25 septembre 2026

Pourquoi ? Parce que l’industrie de la construction métallique est au cœur de la souveraineté industrielle européenne. À l’échelle européenne, via l’ECCS (European Convention for Constructional Steelwork), notre secteur représente 8 000 entreprises, 400 000 emplois directs, jusqu’à 1,2 million d’emplois directs et indirects et 60 Md€ de chiffre d’affaires. En France, ce sont 1 000 entreprises, 30 000 emplois, 4,3 Md€ de chiffre d’affaires et près de 790 000 tonnes produites chaque année.

Mais la pression s’accélère. En 2025, les importations européennes de constructions et parties de constructions en acier (code douanier 7308) ont atteint 16,35 Md€, soit une hausse de 54,9 % depuis 2020. Sur le cœur des charpentes et éléments de construction, les volumes en provenance de Chine ont progressé de 243,8 %.

Le Made in Europe ne peut donc pas s’arrêter à l’acier. C’est pourquoi le SCMF défend depuis plus d’un an une préférence européenne couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, notamment dans la commande publique et les infrastructures stratégiques.

C’est précisément tout l’enjeu de l’Industrial Accelerator Act. Protéger l’acier européen sans protéger les entreprises qui le transforment, ce serait simplement déplacer notre dépendance industrielle de l’amont vers l’aval.

La souveraineté industrielle européenne doit donc se construire sur l’ensemble de la chaîne de valeur : de l’acier à la construction, jusqu’aux infrastructures qui font vivre notre économie.